Le Marché de Fontenay-Saint-Père sera présent

le vendredi 1 mai et le vendredi 8 mai 2020.

Il est maintenu tous les vendredis à partir de 16h30

et pendant toute la période de l’état d’urgence sanitaire.

Considérant le besoin en approvisionnement alimentaire pour la population.

Considérant la qualité et l’exhaustivité des mesures barrières pour la  protection de la santé publique mises en place par la Municipalité.

Par arrêté (consultable dans le rubrique arrêté) signé par le Préfet Mr Jean-Jacques BROT, la commune de Fontenay-Saint-Père est autorisée à ouvrir le marché à titre dérogatoire pendant la période de l’état d’urgence sanitaire.

 

Je salue la justesse d’analyse de Mr le Prefet dont la décision à mise en exergue  la qualité du travail de l’équipe Municipale au lieu de céder aux dénonciations de certains qui ont tenté d’ouvrer à la fermeture du Marché.

Thierry Jorel.

 

Respectez les règles de sécurité

 

 

Revue de Presse

Le Courrier : Publié le 20 Avr 20 à 12:44

Yvelines. Réouverture du marché à Fontenay-Saint-Père : « C’est plus sécurisé que de faire la queue au supermarché »

Le préfet a autorisé le déroulement de onze marchés dans les Yvelines. Reportage à Fontenay-Saint-Père (Yvelines) où les commerçants ont de nouveau le droit de déballer.

Depuis le début du confinement, le marché de Fontenay-Saint-Père (Yvelines) enregistre des records de fréquentation. (©Renaud Vilafranca)

De l’avis de tous les clients interrogés, il est juste « normal » d’autoriser le marché de Fontenay-Saint-Père (Yvelines) à continuer ses affaires pendant le confinement. À vrai dire, il ne les a jamais vraiment arrêtées, malgré l’interdiction décrétée au plan national. La mairie avait fait une demande de dérogation en préfecture dès la mi-mars. En attendant l’accord de l’État, tombé la semaine dernière pour cette commune et dix autres du département, elle autorisait les quelques commerçants (poisson, rôtisserie, chevaline, boucherie, légumes, macarons, fromage) à continuer de déballer chaque semaine, en respectant des règles sanitaires scrupuleuses.

 

Des barrières devant les étalages

Comme on a pu le constater vendredi dernier sur ce marché désormais officiellement autorisé à fonctionner, des barrières ont été installées devant les étals pour garantir une distance de sécurité. La plupart des produits sont séparés du client, et donc des postillons, par du plexiglas. Les commerçants portent masques, gants. Du gel hydroalcoolique est à la disposition de tout le monde. Et l’afflux de clients est régulé par des files d’attente.

Pour un petit marché de plein air comme celui-ci – cinq ou six commerçants -, incomparable à ses homologues parisiens aux allées bondées, l’interdiction de déballer décrétée par le gouvernement le 24 mars dernier a suscité de l’incompréhension de toute part. « Je ne comprends pas qu’on autorise les élections à côté. Il y a eu un manque de discernement », estime Ophélie, une jeune cliente. « C’est plus sécurisé que de faire la queue au supermarché », affirme Thierry Jorel (SE), le maire. « L’interdiction, je suis d’accord pour les gros marchés. Ici ça n’est pas pareil. On est à l’air libre et il n’y a pas d’allées où se croisent les gens », abonde aussi Georges Pereira, le fromager.

Et c’est vrai que les étals sont disposés en fer à cheval sur une place assez spacieuse, laissant la liberté aux chalands de circuler sans se croiser. « En plus ici, on ne touche pas aux aliments. Ce qui n’est pas le cas dans les magasins », relève Pierre, client régulier âgé de 22 ans, attendant son tour devant le stand de primeurs.

Les clients faisaient la queue pour aller chez le poissonnier. (©Renaud Vilafranca)

Des barrières ont été installées pour imposer une distance de sécurité avec les étals. (©Renaud Vilafranca)

 

Si la mairie a fait le choix de poursuivre l’organisation de son marché, c’est également pour garantir un « service de proximité indispensable » à ce petit village d’un peu moins de 1 000 habitants. « Il n’y a pas d’autres commerces ici. Les personnes âgées n’ont pas toute la possibilité de faire des kilomètres pour se ravitailler », indique le maire. « Cela profite aux gens du village et à ceux des alentours », ajoute Philippe Hebert, conseiller municipal en charge du marché.

 

En maintenant ce rendez-vous hebdomadaire (vendredi de 16 h à 21 h), la mairie voulait aussi soutenir les commerçants, frappés de plein fouet par la crise sanitaire. Si depuis le début du confinement, le marché de Fontenay-Saint-Père enregistre une fréquentation record, la comptabilité des marchands fait néanmoins grise mine. Pour la plupart d’entre eux, faire le marché est leur seule activité. Et tous ont été annulés à part celui de ce petit village du Vexin. « Pour mars, je n’ai pas eu le droit à l’aide de 1 500 euros du gouvernement, déplore Laurent Gasser, vendeur de macarons domicilié à Épône. Tous mes marchés, salons et comités d’entreprise sont tombés à l’eau pour les mois à venir. Il ne faut pas que la situation s’éternise ! »

 

 

Laurent Gasser fabrique et vend des macarons. (©Renaud Vilafranca)


Le PARISIEN

Le 16 avril 2020 à 20h26

Plusieurs marchés autorisés à rouvrir dans les Yvelines

Le préfet a répondu favorablement aux demandes de dérogation de plusieurs communes rurales. 7 sont concernées dès ce week-end et d’autres devraient suivre.

C’est un soulagement pour une poignée de communes rurales des Yvelines et leurs habitants. Sept d’entre elles * ont reçu un arrêté signé du préfet les autorisant à rouvrir dès maintenant leur marché hebdomadaire. Une autre, Chateaufort, s’est vue autoriser la présence d’un commerce unique, en fait un marchand de viande.

La préfecture s’apprêtait, ce jeudi soir, à accorder d’autres dérogations pour les marchés d’Oinville-sur-Montcient, Perdreauville, Poigny-la-Forêt et Aulnay-sur-Mauldre. Deux commerces uniques à Vert et Saint-Hilarion devraient également faire partie du lot. « D’autres demandes sont en cours d’examen, je pense notamment à Maurepas », rapporte Aurore Bergé, députée (LREM) du Sud Yvelines, qui « soutient activement les démarches des maires », dont trois ont abouti sur sa circonscription (Bullion, Clairefontaine et Montfort-l’Amaury). « Les marchés alimentaires sont des lieux essentiels pour permettre à nos concitoyens d’acheter des produits frais, locaux et de qualité. Ils sont aussi des relais essentiels pour nos agriculteurs » plaide la parlementaire.

« Depuis le décret de fermeture des marchés du 23 mars, nous avons reçu 41 demandes de réouverture de la part des communes. Elles ont toutes été examinées et seules ces autorisations ont pu être accordées. Les critères retenus concernent la densité commerciale aux alentours de ces villages et la possibilité, ou pas, de pouvoir se ravitailler facilement à proximité. Ensuite, il faut que les maires s’engagent à respecter toutes les conditions de sécurité sanitaire, indispensables à la tenue de ces marchés », indique la préfecture.

A Maule, la nouvelle fait déjà grand bruit. Il faut dire qu’en 500 ans d’existence, le marché n’a jamais connu de période de fermeture aussi longue. Dans cette commune de 6 000 habitants proche de Thoiry, la vente en plein air a vu le jour en 1524 grâce à un édit de François 1er. Alors, forcément, le maire est aujourd’hui « absolument ravi ». « On s’apprête à rouvrir un marché alimentaire restreint en limitant le nombre de commerçants à sept. Et il n’y aura aucun vis-à-vis entre eux », détaille Laurent Richard (LR)

« Une aubaine, surtout pour les personnes âgées », se félicite le maire de Fontenay-Saint-Père

Samedi matin, les plus grandes précautions seront de rigueur pour les habitants souhaitant accéder aux poissonnier, boucher chevalin, volailler ou vendeurs de fruits et légumes. Le marché sera aussi limité à 50 clients alors qu’habituellement, « il y a plutôt une centaine de personnes en même temps », selon l’élu. Avec entrée et sortie uniques, les consommateurs devront aussi passer par la case du gel hydroalcoolique.

Le maire de Fontenay-Saint-Père se réjouit lui aussi de cette « très bonne nouvelle » d’autant plus qu’il n’y a aucun commerce sur la commune. « Le supermarché le plus proche est le Carrefour de Limay, à 7 km, précise Thierry Jorel (SE). La réouverture du marché nocturne (NDLR, le vendredi, de 16 heures à 21 heures) est une aubaine, surtout pour les personnes âgées. » Une chance aussi pour les résidents des communes environnantes qui n’ont pas de marché local et avaient pris l’habitude de venir. Une distance de 10 mètres va séparer les sept commerçants habituels – bouchers, traiteurs, marchands de fruits et légumes et fromagers.

Tout à l’Ouest des Yvelines, la maraîchère et le boulanger vont pouvoir à nouveau installer leur stand, mardi soir, à Bennecourt. « La nouvelle était très attendue », avoue le maire, Didier Dumont. Pour réduire le temps passé sur place, la maraîchère a même fait preuve d’innovation en proposant aux consommateurs de passer une précommande par SMS ou via Facebook. « Des paniers de 10 à 30 € seront composés en amont, les clients n’auront plus qu’à passer au drive ensuite », précise l’élu.

A Bullion (1 900 habitants), le marché reprendra, samedi matin, tandis qu’il se déroulera, dimanche matin à Clairefontaine (900 habitants), deux villages du sud des Yvelines. Quatre producteurs, dont deux locaux, seront présents dans le premier et autant à Clairefontaine, où la boulangerie ouvre aussi traditionnellement ses portes, le septième jour de la semaine.

« On a demandé deux fois une dérogation et on a essuyé deux refus avant l’accord de ce mercredi. Dans mon argumentation, j’avais pourtant bien précisé, à chaque fois, que nous garantissions toutes les conditions sanitaires telles que les distances entre étals, les indications de séparation des clients et la non-manipulation des denrées par les usagers du marché. Quant à la fréquentation, pas de problème : on n’atteint jamais plus de 100 personnes en même temps, explique Jacques Troger, le maire SE de Clairefontaine. J’ai d’ailleurs eu un peu de mal à comprendre ces refus car on voit bien que dans les grandes surfaces, les mêmes précautions ne sont pas forcément prises puisque tout le monde manipule les fruits et la fréquentation n’est pas toujours bien contrôlée. »

Pour autant, ces premières réouvertures de marché « ne doivent évidemment pas signifier le moindre relâchement dans nos comportements », insiste Aurore Bergé. La préfecture fait d’ailleurs savoir que des contrôles seront exercés et que, en cas de non-respect des conditions de sécurité, les marchés seraient aussitôt refermés.

* Bennecourt, Bullion, Clairefontaine-en-Yvelines, Dammartin-en-Serve, Fontenay-Saint-Père, Maule et Montfort-l’Amaury