Fontenay Saint Père s’inscrit dans une démarche des « villages bio et sans pesticides »

 

Sortir du tout pesticide, une obligation légale.

En tant que citoyen, nous avons tous un rôle à jouer dans le changement

 des mentalités et la construction d’un cadre de vie plus sain.

 

En 2008 : mis en place par le ministère de l’agriculture du plan « Ecophyto » visant à réduire de moitié l’usage des produits phytosanitaires.

Le 23 janvier 2014 : l’Assemblée nationale adopte la loi « Labbé », prévoyant la mise ne place de l’objectif   « Zéro Phyto » dans l’ensemble des espaces publics.

Au 1er janvier 2020 : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, pour les collectivités locales et établissements publics (entretien des espaces verts, promenades, forêts).

Le 1er janvier 2022 : la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites pour les jardiniers amateurs.

 

Qu’est-ce qu’un produit phytosanitaire ?

C’est un Pesticide : substance conçue pour détruire ou freiner la croissance des végétaux indésirables et des organismes jugés nuisibles.

Ses usages sont agricoles, mais aussi urbains ou domestiques.

 

Parmi les différents groupes de pesticides, on en distingue trois principaux:

  • Les insecticides (qui détruisent les insectes, amis ou ennemis du jardinier).
  • Les fongicides (qui détruisent les champignons).
  • Les herbicides (qui détruisent les plantes jugées indésirables).
  • Mais aussi, les corvicides (oiseaux), les rodenticides (taupes et rongeurs), les mollusicides (limaces) ou les nématicides (nématodes).

 

On veut des communes bio et sans pesticides

 

  • Pour préserver la santé des habitants (enfants, femmes enceintes …)
  • Pour préserver la santé des travailleurs (agriculteurs, techniciens de la voirie …)
  • Pour améliorer la cadre de vie (renforcer les liens sociaux, soutenir l’emploi et l’agriculture locale …)
  • Pour préserver l’environnement (qualité de l’eau, de l’air, du sol …)
  • Pour préserver la biodiversité (protection des abeilles, des insectes, de la flore …)

 

Les solutions alternatives

 

La gestion des espaces verts doit devenir cohérente avec la gestion des milieux naturels.

Il est impensable d’accueillir la faune sauvage à certains endroits pour la détruire à d’autres. La faune circule d’un espace à un autre.

Les parterres de fleurs et massifs fleuris peuvent être remplacés par des « prairies fleuries » permettant de réduire progressivement l’utilisation des pesticides.

La gestion des milieux naturels (berges de cours d’eau, espaces boisés, …) implique une substitution des moyens chimiques d’entretien par des moyens mécaniques.

 

Comment faire ?

Quelques exemples :

 Désherbage à l’eau chaude : Procédé qui permet une sortie de vapeur d’eau à 130° dont la chaleur fait éclater les cellules de la plante qui meurt.

Désherbage thermique ou brulage à la flamme : Choc thermique qui provoque une évaporation de l’eau contenue dans la plante qui se dessèche ensuite.

Désherbage Mécanique et Manuel : Des appareils mécaniques à couteaux ou rabots pour gratter le sol ou utilisation de la binette pour l’arrachage de mauvaises herbes.

Lutte Biologique : Utilisation d’auxiliaires : coccinelles, chrysopes, protection des prédateurs naturels (oiseaux, araignées …) est une solution alternative aux traitements insecticides.

Modification des pratiques paysagères : Paillage naturel à base de broyat remplace progressivement les herbicides sélectifs dans les massifs d’arbustes et permet d’économiser l’arrosage dans les massifs fleuris. Les déchets d’élagage et de taille broyés, les tontes de gazon ou les fleurs fanées, pourront par exemple être recyclés afin de produire un compost. Celui-ci sera utile dans les massifs horticoles, comme paillage pour protéger et enrichir le sol, diminuer les besoins en eau, ou la fréquence de désherbage.